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24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 14:35

 

L’amour nu

S'est éprise d’un homme vêtu de mots séparés d'eux-mêmes, jusqu’à la perfection de la douleur…  

 

Psaume d’Émèse.

Avancer au bord du suicide : Traverser le fleuve et puis...

 

No futur.

Objets abandonnés. Grenades et roquettes. Cela a déjà eu lieu.

 

Cela a eu lieu.

Les mots survenus trop tôt et les alizés noirs de ciel et d'océan.

 

Cela avait eu lieu.

Dans la nuit glaciaire une femme de mille ans et ses mains de glaise.

 

Je reviendrai pour cette douleur là.

Sur le jeune homme au visage nu jusqu'au sexe. Sur la ville en feu, la femme folle, les mains noircies… Sur tout ce que j’ai inventé.

 

Se soumettre à l’ombre et à la lumière.

Et ouvrir mon corps à leur mouvance d’eau et de pierre.

 

L’intolérable rendu à l'histoire

J’en dévore l’effroyable beauté des images télévisées.

 

La fascination comme façon d’absence.

Mille ans à s'atteindre, à se perdre. L'obscure obligation de la dernière nuit, du dernier cri. Il fallait bien que cela arrivât : le vide du regard, la courbure du dos…

 

Je me souviens.

La main tendue vers le ravissement. Rendue à l'objet du désir.

 

Une poétique de l’obscur.

Mourir dans un bordel : s’oublier dans cette perfection-là de l'oubli.

 

Nous nous regarderons.

Reprographie d'une apparence de la photographie mise à nu par l'artiste même. Trouver la force de vivre évanouie à moi-même.

 

Quand il sera bien tard.

Nos corps s’envoleront dans les nuages. Et nous rirons. Et nous vacillerons dans la merde comme le Christ d’argent de Laure.

 

L'amour

Quand ne me sera plus possible la question de l'imaginaire projeté. Relire Bataille.

 

La Sulamite

On dira qu’elle a vu l’intolérable. Qu’elle en fut dévorée par l’âpre beauté.

 

Plus tard

Qui me dira l’intensité du temps devenu blanc ?

 

Plus tard encore

Arpenter les terrains vagues et les bords des villes. Le ciel et l’océan entre mes mains sanglantes.

 

Autre dimanche

Entre crudité et innocence, un taureau danse dans l'arène.

 

Apocalypse sacrilège.

Nul désenchantement, nul émerveillement. La déchirure réconciliée.  Demain je me ferai barbare aux frontières de la souillure. Je franchirai le seuil du scandale pour aller broyer une certaine idée de la virilité…

 

Demain

Ils continueront de regarder les femmes et moi les petits canifs d’argent aux manches nacrés de blanc dans la main des enfants espagnoles.

 

La mise à nu de l’amour

De cette nuit à regarder brûler les amants de la plage, il ne pouvait en être autrement : aller et venir de la violence des rires aiguisés à leurs corps évidés l’un de l’autre. Ne m’entendent pas, ne me voient pas. M’enchaînent à l’attente… Folle de nudité autant que désespérance, j’irai danser sur l’échiquier damasquiné de l’intolérable et fascinante éternité des hommes... C’est tout.

 

"Errance_08" Peinture numérique de Gaby Monnet-Ferréol

"Errance_08" Peinture numérique de Gaby Monnet-Ferréol

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23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 15:31

 

 

Le lieu incendié

Mort, il marche encore dans une rue de la Baïxa… On ne saura jamais qui de l'excès ou qui du manque. Rompu à l'intellection de la rencontre, seule forme acceptable de ce dehors en soi, il a fait de la vacuité passionnelle la part sacrée de l'érotisme. Les larmes rythmiques de son imaginaire… On ne saura jamais qui de l'excès et qui du manque. La main tendue vers le ravissement. Vivre l'isolement amoureux comme objet de désir. L'utopie d'une poétique de la rencontre.

 

Irréalité glaciaire

Au matin les premiers buveurs de café… Restée seule debout face à la mer. A regarder la vie qui fuit. Et les volubilis blancs au creux du vallon.

 

La chose publique

La nuit charrie son lot quotidien de larmes et de détritus. Ses putains, ses matelots et ses bourgeois. Ses joueurs de poker et… On pourrait dire Laure et Sainte Jeanne des A : l'ordinaire de la démesure.

 

Errer aux limbes de l'éclaboussure

S’armer des gestes du quotidien. Entre crudité et innocence. Rire. Dans la lumière livide de la pluie. Attendre d'autres dimanches… L’hostie rance et le vin tiède…

 

L'apparence mise à nu

Ou l'ennui de la gisante devenue folle derrière sa lourde porte espagnole… Traversera la finitude de l’amour et la demi-désespérance. Nue jusqu’aux yeux. Nue jusqu’à la violence du rire. Rauque. Saccadé. Un homme au milieu des lauriers-roses... Le fracas de la détonation, la résonance du corps sur la dalle de ciment. Le silence. L’attente. Plus tard la liste grandissante des suspects à la une des journaux.

 

Marée basse

Je dis que cela a dû se passer ainsi : entendre la mer se jeter sur le mur crayeux d’une chambre forclose. Jusqu’à la rupture. Plus tard, tuer sans même s’en apercevoir.

 

La passion

Très jeune femme. Presque une enfant. Bouche rouge. Rouge-coeur. Jusqu’aux dents. L'équivoque du crime.

 

Flash back

Aux colonnes des journaux : textes laconiques, photos, petites annonces. Liste des disparus. Petites annonces. Faits divers. Résultats sportifs. Cours de tango. Faire-part de mariages. Apparaître en suspens au-dessus de la ville. Plus tard la silhouette du passeur du Tage Ne supporte plus cette façon d'absence

 

La fascination

Dit l’avoir entendu jouer du piano. Rendu fou par la femme très belle, très pâle. Le sein droit de la femme. Magnifique.  Cela se passe toujours ainsi : tuer sans même s’en apercevoir.

 

Allées et venues

Voir les eucalyptus argentés s'élancer vers le ciel et les volubilis blancs et les lauriers-roses… Venue très rapidement la mort les abandonnera.

 

Les Demoiselles d'A.

"Elles m’agacent par leur spectacle extatique”. Fin du livre des Grands Erotiques Chinois. Un bouquet de lilas bascule sur la 5ème Avenue...  Scandale.

"Errance_05" Peinture numérique de Gaby Monnet-Ferréol

"Errance_05" Peinture numérique de Gaby Monnet-Ferréol

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 16:00

 

Yeux mi-clos

Elle but lentement

Sans reprendre son souffle

Lèvres moussues

Commanda un autre verre

Puis un autre

Un autre encore

Et encore, encore

Plus tard

Elle s’enfonça dans le noir

Sans plus savoir

S’il était très tôt ou très tard

Derrière son comptoir

Le barman sifflait une rengaine

Yeux mi-clos

La femme percevait

Le chant des oiseaux

Le miaulement d’un chat

L’aboiement d’un chien

Le rire d’un homme ou d’une femme

Tout se perdait

Seule dans la brume

Mémoire morte

Sens éperdus

Songes-en vrac

Souffle rauque

Le cœur au bord des lèvres

Doigts poisseux

"Errance_02" peinture numérique de Gaby Monnet-Ferréol

"Errance_02" peinture numérique de Gaby Monnet-Ferréol

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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 18:19
"Liberté d'expression 1" Texte & collage de Gaby Monnet-Ferréol

"Liberté d'expression 1" Texte & collage de Gaby Monnet-Ferréol

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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 18:08

1

 

Dans la mouillure saline du sexe

Les amants pétrifiés

Bord du gouffre

 

 

2

 

Amarrés au cri du corps

Jusqu’à l’engloutissement

Revenir seul

 

 

3

 

Elle lui dira la nuit le jour

L’ennui âpre et rude

Violence du désir

 

 

4

 

Les amants se frôlent

S’éventrent

Devenir d’une mort suspecte

 

"Le corps rompu II" peinture numérique de Gaby Monnet-Ferréol

"Le corps rompu II" peinture numérique de Gaby Monnet-Ferréol

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 18:13

 

Allégorie 1

 

Face à l’obliquité de son destin

Se hausser sur la pointe des pieds

Battre lentement des bras

Se fondre dans le ciel

Et puis…

 

 

Allégorie 2

 

Sur le fil blanc de l’horizon

Chanter a cappella

La joie sauvage

Galope, galope

L’océan

 

 

Allégorie 3

 

Tels les nuages que le vent emporte

Telles les vagues que la mer roule

Nous allons

Ailleurs

Passe une caravane

 

 

Allégorie 4

 

Stridences de la mémoire sulfureuse

On ne saura jamais qui de l'excès ou qui du manque

Rompu à l'intellection de la rencontre

Qui dira le rire

Quand la mort passe entre nos dents

 

 

Allégorie 5

 

Oublier la moiteur des souvenirs

Vivre l'isolement amoureux

Le désir sans objet

Utopie

Vers une poétique de la rencontre

 

 

Allégorie 6

 

Au néant des pôles

J’ai fait de ma vacuité affective la part sacrée de l'érotisme

Seule forme acceptable de ce dehors en soi

Les larmes rythmiques de mon imaginaire

 

 

Allégorie 7

 

Au sortir du ravissement le corps

Rompu au coït des requins blancs

Le vide

Sublime et atroce

 

 

Allégorie 8

 

Mouillures

Hébétude

Les amants se détournent

Rose rouge à la croisée de leurs chemins

 

 

Allégorie 9

 

Entre fracas et silence

L’amour et ses à-pics flamboyants

Incursion vertigineuse

Rupture du Verbe

 

 

Allégorie 10

 

Amarrés au cri du corps

Mannequins rendus à l’anathème

Bord du gouffre

Oubli

 

"Le corps rompu I" peinture numérique de Gaby Monnet-Ferréol

"Le corps rompu I" peinture numérique de Gaby Monnet-Ferréol

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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 19:38
Poéme et Illustration de Gaby Monnet-Ferréol

Poéme et Illustration de Gaby Monnet-Ferréol

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30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 13:13

 

A la danse des noctuelles

La mort enfonce ses ongles,

Et se brise le fil

 

Aux quatre coins du ciel

Gisent les éclats de mon cœur,

Matière plastique

 

Sur les ressorts d’un lit usé

Les passants m’engloutissent,

Cris et murmures

 

Entre leurs bras glacés

Je meurs sans joie,

Débris humain

 

Abandonnent sur l'asphalte,

Ma vie ouverte comme les cuisses d'une putain,

Lueurs sales, regards gris

 

Amour emporte ma vie blessée

Sur ton arc d'écume,

Rire stellaire

 

 

(extrait)

"Le visiteur 5" peinture numérique de Gaby Monnet-Ferréol

"Le visiteur 5" peinture numérique de Gaby Monnet-Ferréol

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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 13:55

 

De terrain vague en place aride

Il avance

 

Ni ange  ni putain

Une femme l’attend

 

 Et quoi… Que voulez-vous encore

Je  broie vos rires sous mes sabots !

 

Entre rêve et délire

La foule retient son souffle

 

Et quoi ! Que voulez-vous encore…

Je  broie vos rires sous mes sabots !

 

Douloureuse et sublime

La femme chavire au ventre du taureau

Oscillant lentement

Entre boue et blasphème

La madone reste suspendue

Au cou de la bête

 

T'attendre, mourir !

T'encorner, te perdre !

 

Soleil – Guitare – Sable rouge

A faire hurler la place aride

 

Et quoi ! Que voulez-vous encore…

Je  broie vos rires sous mes sabots !

 

Soudain

Penchée sur les bas-fonds

La lune vient emporter

Dans ses rayons bleutés

La femme et le taureau

 

 

CopyrightDepot.com, Gaby Ferréol, le 26/08/2009.

Certificat de déclaration de droits d'auteur n° 0004669.

 

(extrait d'un recueil en préparation)

 

Le sourire du Minotaure
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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 13:33

 

I

 

Un jardin incendié

Par sa floraison sanglante

 

...Pour y cueillir du romarin

...Gentil coquelicot

...Gentil coquelicot

...J'suis descendue dans mon jardin

...Pour y cueillir

 

Pâte de pierre

Dans le temps de la terre

Une femme compte les fleurs de farine

 

Un  deux  trois

Sur le mur jaune de sa cuisine

 

Quatre  cinq  six

Bouche rouge

Geste vif

Elle peint

 

 ...J'suis descendue dans mon jardin

...Pour y cueillir du romarin

...Gentil coquelicot

...Gentil coquelicot

 

Main fourchetée

Passe à l'acte

Acte répugnant

 

Sept  huit  neuf

Dans le bec de l'oie

 

Petites pièces d'or sonnent dans sa tête

 

...J'suis descendue dans mon jardin

...J'suis descendue dans mon jardin

...Gentil coquelicot, mon âme

...Gentil coquelicot...

 

 

 

II

 

Une assiette telle une mare

Où flottent des nénuphars

 

Une cuillère pour...

 

Le grain. Les graines.

Les cailloux du Petit Poucet.

 

Une cuillère pour...

 

L'homme-farine tire une charrue

Au ventre gonflé comme une outre

 

Une cuillère pour...

 

La femme-farine accouche

D'un très grand fil.

Il ressemble à son père

 

Une cuillère pour...

 

Le champ   La terre   Malher

Travail   Ancrage

 

Une cuillère pour...

 

Foire sanglante roulera

Guirlandes d'amour

A point nommé

 

Une cuillère pour...

 

Toujours et sans cesse

Drapée dans son manteau-farine

La femme-cigale ira rejoindre

Un amant inconnu

Qui lui dévorera le cœur

 

Une cuillère pour...

 

Sur la veine de l'arbre

Un cœur malhabile

Pauvre cœur plâtre-farine

 

 

 

III

 

Moulin

Meunier

Malheureux Don Quichotte

 

Et Dulcinée qui tricote

Avec le fil du destin

La danse d'eau

Où se noie Ophélie

 

...Je descendrai dans mon jardin

...Pour en abattre les barrières

 

 

 

IV

 

Oublier

Petit sexe de pâte

Au tronc de l'homme

L'hirondelle arrache la brindille

Demain elle fera son nid

 

Oublier

Le grenier à blé

Les rats

La destruction

La peste

La guerre

 

Oublier

Se fariner les yeux au  charbon

 

Oublier

Les saints de carton-pâte

 

Rire dans l'œil glauque de l'espoir

Comme une catin

 

Coudre l'ennui

Sur la pâte molle du temps

 

Alouette...

Gentille alouette...

 

 

 

V

 

Veiller une terre

Au doux ventre de lune

Sombre écorce parfumée

Par les longs doigts de la mer

Rêver d'ailleurs

 

Aleph

Dans l'ivresse

Connaître ses filles

 

Aleph

Blanche farine

Sous la tente

De feu les enveloppa

 

Aleph

L'esprit du vent

Répandit les cieux

Dans chaque calice

 

J'ai vu

L'arbre à bonheur

Qui trônait

Au Pays Merveilleux

 

J'ai vu

Le sourire étincellent du Minotaure

Entre ses branches exubérantes

 

Parfois je voudrais

Qu'il vienne fermer mes volets

 

 

 

VI

 

Salvador s'envole

Sur les flancs d'une gazelle palatine

 

Dans le bleu du ciel

Un jaguar s'empale à la corne d'ivoire

 

Dans les hautes tours du vent

Un cupidon lutine une demoiselle

 

Dans un palais étrange

L'enfant au blanc visage d'œuf

Déverse l'eau lustrale

Sur la farine noire et la farine blanche

 

Main calleuse au bord du vide

Gorgone de farine

 

Hosanna

 

Tes mille yeux laiteux se percent

Dans les bulles de l'eau qui chante

 

Hosanna   Hosanna

 

Appendices du monde

Qui crient sous le poids

 

Hosanna   Hosanna   Hosanna

 

Les anges plantés au ciel

Se moquent de mes images saintes

Ils écrivent  avec mes alphabets de pâtes

 

 

 

VII

 

Sans cesse

Se brise

La pâte de la nuit

 

Je mangerai 3 000 pâtes à mon dessert

Et puis j'irai danser

 

Je choisirai mon cavalier

De mon oreille

Il tirera le petit fil de pâte

 

Tirera   Tirera   Tirera

 

Restera petite tâche blanche

Sur la piste de danse

 

Les autres, ils dansent

 

 

 

VIII

 

Fermer doucement les yeux

Et m'endormir dans mon assiette

 

Sous mes mains

Le poisson rutilant se tortille dans la farine

 

J'entends Noé tirant son meilleur vin

 

Par le carreau de la fenêtre

Une cheminée fume dans les bois

 

C'est l'heure où les bergers

Font midi d'une migas

 

C'est l'heure où les femmes…

 

Une pâte à l'endroit   Une pâte à l'envers

Nourrissent leur nichée

 

Une pâte à l'endroit   Une pâte à l'envers

Tricotent leur vie d'amour

 

Une pâte à l'endroit   Une pâte à l'envers

Rentreront tard ce soir leurs hommes

 

Le vent

La danse des épis

L'attente

La maturité

La poussière

 

Craquent les doigts gourds

Et les machines fatiguées

 

Un ongle lacère

L'écorce des songes

 

 

 

IX

 

Fermer doucement les yeux

Et m'endormir dans mon assiette

 

Sur les vergers et sur les villes

Passa le souffle farine

 

Joseph était meunier

La croix de son fils

En pâte brûlée

 

Les corbeaux l'ont dévorée

 

Et lui avec   Et lui avec

 

Transmutation   Prophétie

 

A l'abri des versets antiques

Rome et Babylone se partagent

La carcasse d'un chien

Pas toujours Andalou

 

A la sainte Véronique

Le colosse à genoux

Se griffe l'œil

 

L'horizon tranche

Toujours

Le fil des funambules

 

Mystification   Pasquinade

 

Le rêve s'effiloche

Au sommet de l'Himalaya

 

Mais où est passé

L'arlequin des nuages

 

 

 

X

 

Le champ de blé

Les coquelicots

Anémone

Adonis

 

A l'école buissonnière

Un pâle cuisinier

Anonne dans la farine

Des lettres enfantines

 

Main de glaise

Couvercle sur le temps

 

Sur un nuage espagnol

Un enfant joue aux osselets

Federico lui sourit

 

Jadis

Il y avait

Du blé

Jusqu'au ciel

 

 

 

CopyrightDepot.com, Gaby Ferréol, le 26/08/2009.

Certificat de déclaration de droits d'auteur n° 0004669.

 

 

 

 

 

photo Gaby F - Riec sur Belon - Le vieux chêne

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  • Gaby Monnet-Ferréol
  • Née en Tunisie, a vécu à Lyon. En 1996 s'installe en Bretagne. A Lyon, Adjointe de direction au Théâtre des Marronniers puis Codirectrice artistique du Théâtre Athanor. A Port-Louis, Codirectrice artistique de la Cie Athanor. Depuis 2004, se consacre à l'écriture & aux arts visuels.
  • Née en Tunisie, a vécu à Lyon. En 1996 s'installe en Bretagne. A Lyon, Adjointe de direction au Théâtre des Marronniers puis Codirectrice artistique du Théâtre Athanor. A Port-Louis, Codirectrice artistique de la Cie Athanor. Depuis 2004, se consacre à l'écriture & aux arts visuels.

"A l'ombre des fleurs de cerisier / il n'est plus / d'étrangers" Kobayashi Issa

A publié de la poésie.
A exposé des photos, peintures.
S'intéresse à la création contemporaine. 

 

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