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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 07:23

 

Printemps

 

La vie résonne sans raison

trop plein du ciel mouvementé

verts les rêves.

 

 

Les mots roulent

de mes nerfs à mes muscles

à l’extrême limite du souffle.

 

 

Au-delà de l’horizon

vagues du cœur

et longs éclats de rire.

 

 

Roule le tambour

les émois fleurissent

sous l’humus du temps.

 

 

Pluie tiède d’étoiles

tapis frémissant de petites marguerites

les regards chantent.

 

 

Le printemps bande ses regards

et affûte ses griffes naissantes

le feulement des tigres éclate.

 

 

Si je devais partir demain j’emporterais

le regard lumineux de ma grand-mère

au moment de sa mort.

 

 

Sur les ailes des moulins de Don Quichotte

le destin enfourche sa licorne indocile

refuge ou acquiescement romantique ?

 

 

 

Eté

 

La terre brûle de forces neuves

sous le pied d’airain

des jeunes conquérants

 

 

Les branches des pommiers

jettent leurs éclats de jaune et de vert

sur les bras de bronze des rêveurs.

 

 

Dans le pot de grès

un bouquet d’anémones

tourne la tête vers le soleil.

 

 

A l’aube des soirées rouges

il est des corps tendus

et des fleuves d’amour.

 

 

Les amants se sont envolés

un soir d’orage écarlate

pour atteindre l’étoile bleue.

 

 

Au rouge des confidences

il danse le feu follet

aux quatre coins du lit.

 

 

Il est des nuages plus rouges que le sang

des éclats de dents arrogants

au large de la force.

     

 

Automne

 

A la pointe des rêves

il n’y a plus de desseins

les guirlandes éperdues papillotent.

 

 

Les fêtes de l’enfance

battent le pavé

à la recherche de l’innocence sauvage.

 

 

Du côté des témérités perdues

il n’est pas bon

d’exalter son ardeur.

 

 

Hier déjà a fui

Aujourd’hui trébuche

Demain est en exil.

 

 

Le temps d’un éclair

y-a-t-il quelqu’un ici

pour s’armer de courage.

 

 

A l’aplomb des rais du soleil

Il n’est plus

d’expériences légitimes.

 

 

Le temps de l’inconscience

fleurie sous la lune

exhume le pantalon troué d’Arlequin.

 

 

Hiver

 

Sous l’ubiquité du ciel

l’empreinte d’un pied

marque les heures.

 

 

A l’ombre bleue du cyprès chauve

les souvenirs blanchissent

une girouette danse.

 

 

Sous l’aile des grands oiseaux de mer

le clair de lune chante

j’attends au fond du couloir.

 

 

La rose des sables sommeille

de l’autre côté de la porte

la clepsydre veille.

 

 

A l’heurt du sépulcre neigeux

qui dira le rire

et la mort passe entre nos dents.

 

 

"A la pointe des rêves" Peinture numérique de Gaby Monnet-Ferréol

"A la pointe des rêves" Peinture numérique de Gaby Monnet-Ferréol

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Published by Gaby Ferréol - dans Poésie libre
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  • Gaby Monnet-Ferréol
  • Née en Tunisie, a vécu à Lyon. En 1996 s'installe en Bretagne. A Lyon, Adjointe de direction au Théâtre des Marronniers puis Codirectrice artistique du Théâtre Athanor. A Port-Louis, Codirectrice artistique de la Cie Athanor. Depuis 2004, se consacre à l'écriture & aux arts visuels.
  • Née en Tunisie, a vécu à Lyon. En 1996 s'installe en Bretagne. A Lyon, Adjointe de direction au Théâtre des Marronniers puis Codirectrice artistique du Théâtre Athanor. A Port-Louis, Codirectrice artistique de la Cie Athanor. Depuis 2004, se consacre à l'écriture & aux arts visuels.

"A l'ombre des fleurs de cerisier / il n'est plus / d'étrangers" Kobayashi Issa

A publié de la poésie.
A exposé des photos, peintures.
S'intéresse à la création contemporaine. 

 

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