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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 17:06

 

Aux premières lueurs du souffle,

j’ai su la perte de soi sans pouvoir la nommer

 

Silence hérissé d’écume

Miroitement du ciel

Illumination blanche

 

La main de l’enfance cache-cache avec les étoiles,

chavirement et puis…

 

Silence hérissé d’écume

Miroitement du ciel

Illumination blanche

 

La marée et sa galopée,

mes châteaux de sable n’en ont pas fini de prendre l’eau

 

Silence hérissé d’écume

Miroitement du ciel

Illumination blanche

 

Il est une part d’absence où j'erre,

étrangère en terre familière

 

Silence hérissé d’écume

Miroitement du ciel

Illumination blanche

 

Dans l’empreinte incisive du verbe,

je dessine la calligraphie du non-dit

 

 

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Published by Gaby Ferréol - dans Poésie libre
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commentaires

Lotfi Ben Rahou 10/10/2012 19:12


Balbutiements


D'emblée, le titre s'avère chargé d'incertitude, hésitant et aucunement pompeux; un peu comme l'enfant qui se comprend mais reste à court d'expressions propres à traduire toute son affectivité et
préfère donc de taire. Mais le poète, lui, ne veut ni ne peut échapper à l'inspiration, aussi menaçante ou empreinte d'amertume et de nostalgie douloureus soit-elle:


                  Aux premières lueurs du souffle


                  J'ai su la perte de soi sans pouvoir la nommer


Même le silence, inoffensif de par son immatérialité, est mêlé de vilain par la mémoire et ne se laisse pas savourer, d'où peut-être cet espoir étouffé, mais éperdu de voir se réaliser ailleurs
la compensation de tout le raté qu'emmagasine la mémoire:


                  Silence hérissé d'écume


                  Miroitement du ciel


                  Illumination blanche


Mais en attendant, il n'y a d'autre diversion que le verbe qui seul est de nature à conserver cette part égarée de nous, et à servir d'éxutoire au sentiment et d'étrangeté au familier qui
s'empare de nous, par intermittence:


                  Il est une part d'absence où j'erre


                  étrangère en terre familière


                  (...)


                  Dans l'empreinte incisive du verbe


                  je dessine la calligraphie du non-dit

  • : Gaby Ferréol - ses poésies & autres textes
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  • Gaby Monnet-Ferréol
  • Née en Tunisie, a vécu à Lyon. En 1996 s'installe en Bretagne. A Lyon, Adjointe de direction au Théâtre des Marronniers puis Codirectrice artistique du Théâtre Athanor. A Port-Louis, Codirectrice artistique de la Cie Athanor. Depuis 2004, se consacre à l'écriture & aux arts visuels.
  • Née en Tunisie, a vécu à Lyon. En 1996 s'installe en Bretagne. A Lyon, Adjointe de direction au Théâtre des Marronniers puis Codirectrice artistique du Théâtre Athanor. A Port-Louis, Codirectrice artistique de la Cie Athanor. Depuis 2004, se consacre à l'écriture & aux arts visuels.

"A l'ombre des fleurs de cerisier / il n'est plus / d'étrangers" Kobayashi Issa

A publié de la poésie.
A exposé des photos, peintures.
S'intéresse à la création contemporaine. 

 

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