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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 16:00

 

Yeux mi-clos

Elle but lentement

Sans reprendre son souffle

Lèvres moussues

Commanda un autre verre

Puis un autre

Un autre encore

Et encore, encore

Plus tard

Elle s’enfonça dans le noir

Sans plus savoir

S’il était très tôt ou très tard

Derrière son comptoir

Le barman sifflait une rengaine

Yeux mi-clos

La femme percevait

Le chant des oiseaux

Le miaulement d’un chat

L’aboiement d’un chien

Le rire d’un homme ou d’une femme

Tout se perdait

Seule dans la brume

Mémoire morte

Sens éperdus

Songes-en vrac

Souffle rauque

Le cœur au bord des lèvres

Doigts poisseux

"Errance_02" peinture numérique de Gaby Monnet-Ferréol

"Errance_02" peinture numérique de Gaby Monnet-Ferréol

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 18:13

 

Allégorie 1

 

Face à l’obliquité de son destin

Se hausser sur la pointe des pieds

Battre lentement des bras

Se fondre dans le ciel

Et puis…

 

 

Allégorie 2

 

Sur le fil blanc de l’horizon

Chanter a cappella

La joie sauvage

Galope, galope

L’océan

 

 

Allégorie 3

 

Tels les nuages que le vent emporte

Telles les vagues que la mer roule

Nous allons

Ailleurs

Passe une caravane

 

 

Allégorie 4

 

Stridences de la mémoire sulfureuse

On ne saura jamais qui de l'excès ou qui du manque

Rompu à l'intellection de la rencontre

Qui dira le rire

Quand la mort passe entre nos dents

 

 

Allégorie 5

 

Oublier la moiteur des souvenirs

Vivre l'isolement amoureux

Le désir sans objet

Utopie

Vers une poétique de la rencontre

 

 

Allégorie 6

 

Au néant des pôles

J’ai fait de ma vacuité affective la part sacrée de l'érotisme

Seule forme acceptable de ce dehors en soi

Les larmes rythmiques de mon imaginaire

 

 

Allégorie 7

 

Au sortir du ravissement le corps

Rompu au coït des requins blancs

Le vide

Sublime et atroce

 

 

Allégorie 8

 

Mouillures

Hébétude

Les amants se détournent

Rose rouge à la croisée de leurs chemins

 

 

Allégorie 9

 

Entre fracas et silence

L’amour et ses à-pics flamboyants

Incursion vertigineuse

Rupture du Verbe

 

 

Allégorie 10

 

Amarrés au cri du corps

Mannequins rendus à l’anathème

Bord du gouffre

Oubli

 

"Le corps rompu I" peinture numérique de Gaby Monnet-Ferréol

"Le corps rompu I" peinture numérique de Gaby Monnet-Ferréol

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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 13:33

 

I

 

Un jardin incendié

Par sa floraison sanglante

 

...Pour y cueillir du romarin

...Gentil coquelicot

...Gentil coquelicot

...J'suis descendue dans mon jardin

...Pour y cueillir

 

Pâte de pierre

Dans le temps de la terre

Une femme compte les fleurs de farine

 

Un  deux  trois

Sur le mur jaune de sa cuisine

 

Quatre  cinq  six

Bouche rouge

Geste vif

Elle peint

 

 ...J'suis descendue dans mon jardin

...Pour y cueillir du romarin

...Gentil coquelicot

...Gentil coquelicot

 

Main fourchetée

Passe à l'acte

Acte répugnant

 

Sept  huit  neuf

Dans le bec de l'oie

 

Petites pièces d'or sonnent dans sa tête

 

...J'suis descendue dans mon jardin

...J'suis descendue dans mon jardin

...Gentil coquelicot, mon âme

...Gentil coquelicot...

 

 

 

II

 

Une assiette telle une mare

Où flottent des nénuphars

 

Une cuillère pour...

 

Le grain. Les graines.

Les cailloux du Petit Poucet.

 

Une cuillère pour...

 

L'homme-farine tire une charrue

Au ventre gonflé comme une outre

 

Une cuillère pour...

 

La femme-farine accouche

D'un très grand fil.

Il ressemble à son père

 

Une cuillère pour...

 

Le champ   La terre   Malher

Travail   Ancrage

 

Une cuillère pour...

 

Foire sanglante roulera

Guirlandes d'amour

A point nommé

 

Une cuillère pour...

 

Toujours et sans cesse

Drapée dans son manteau-farine

La femme-cigale ira rejoindre

Un amant inconnu

Qui lui dévorera le cœur

 

Une cuillère pour...

 

Sur la veine de l'arbre

Un cœur malhabile

Pauvre cœur plâtre-farine

 

 

 

III

 

Moulin

Meunier

Malheureux Don Quichotte

 

Et Dulcinée qui tricote

Avec le fil du destin

La danse d'eau

Où se noie Ophélie

 

...Je descendrai dans mon jardin

...Pour en abattre les barrières

 

 

 

IV

 

Oublier

Petit sexe de pâte

Au tronc de l'homme

L'hirondelle arrache la brindille

Demain elle fera son nid

 

Oublier

Le grenier à blé

Les rats

La destruction

La peste

La guerre

 

Oublier

Se fariner les yeux au  charbon

 

Oublier

Les saints de carton-pâte

 

Rire dans l'œil glauque de l'espoir

Comme une catin

 

Coudre l'ennui

Sur la pâte molle du temps

 

Alouette...

Gentille alouette...

 

 

 

V

 

Veiller une terre

Au doux ventre de lune

Sombre écorce parfumée

Par les longs doigts de la mer

Rêver d'ailleurs

 

Aleph

Dans l'ivresse

Connaître ses filles

 

Aleph

Blanche farine

Sous la tente

De feu les enveloppa

 

Aleph

L'esprit du vent

Répandit les cieux

Dans chaque calice

 

J'ai vu

L'arbre à bonheur

Qui trônait

Au Pays Merveilleux

 

J'ai vu

Le sourire étincellent du Minotaure

Entre ses branches exubérantes

 

Parfois je voudrais

Qu'il vienne fermer mes volets

 

 

 

VI

 

Salvador s'envole

Sur les flancs d'une gazelle palatine

 

Dans le bleu du ciel

Un jaguar s'empale à la corne d'ivoire

 

Dans les hautes tours du vent

Un cupidon lutine une demoiselle

 

Dans un palais étrange

L'enfant au blanc visage d'œuf

Déverse l'eau lustrale

Sur la farine noire et la farine blanche

 

Main calleuse au bord du vide

Gorgone de farine

 

Hosanna

 

Tes mille yeux laiteux se percent

Dans les bulles de l'eau qui chante

 

Hosanna   Hosanna

 

Appendices du monde

Qui crient sous le poids

 

Hosanna   Hosanna   Hosanna

 

Les anges plantés au ciel

Se moquent de mes images saintes

Ils écrivent  avec mes alphabets de pâtes

 

 

 

VII

 

Sans cesse

Se brise

La pâte de la nuit

 

Je mangerai 3 000 pâtes à mon dessert

Et puis j'irai danser

 

Je choisirai mon cavalier

De mon oreille

Il tirera le petit fil de pâte

 

Tirera   Tirera   Tirera

 

Restera petite tâche blanche

Sur la piste de danse

 

Les autres, ils dansent

 

 

 

VIII

 

Fermer doucement les yeux

Et m'endormir dans mon assiette

 

Sous mes mains

Le poisson rutilant se tortille dans la farine

 

J'entends Noé tirant son meilleur vin

 

Par le carreau de la fenêtre

Une cheminée fume dans les bois

 

C'est l'heure où les bergers

Font midi d'une migas

 

C'est l'heure où les femmes…

 

Une pâte à l'endroit   Une pâte à l'envers

Nourrissent leur nichée

 

Une pâte à l'endroit   Une pâte à l'envers

Tricotent leur vie d'amour

 

Une pâte à l'endroit   Une pâte à l'envers

Rentreront tard ce soir leurs hommes

 

Le vent

La danse des épis

L'attente

La maturité

La poussière

 

Craquent les doigts gourds

Et les machines fatiguées

 

Un ongle lacère

L'écorce des songes

 

 

 

IX

 

Fermer doucement les yeux

Et m'endormir dans mon assiette

 

Sur les vergers et sur les villes

Passa le souffle farine

 

Joseph était meunier

La croix de son fils

En pâte brûlée

 

Les corbeaux l'ont dévorée

 

Et lui avec   Et lui avec

 

Transmutation   Prophétie

 

A l'abri des versets antiques

Rome et Babylone se partagent

La carcasse d'un chien

Pas toujours Andalou

 

A la sainte Véronique

Le colosse à genoux

Se griffe l'œil

 

L'horizon tranche

Toujours

Le fil des funambules

 

Mystification   Pasquinade

 

Le rêve s'effiloche

Au sommet de l'Himalaya

 

Mais où est passé

L'arlequin des nuages

 

 

 

X

 

Le champ de blé

Les coquelicots

Anémone

Adonis

 

A l'école buissonnière

Un pâle cuisinier

Anonne dans la farine

Des lettres enfantines

 

Main de glaise

Couvercle sur le temps

 

Sur un nuage espagnol

Un enfant joue aux osselets

Federico lui sourit

 

Jadis

Il y avait

Du blé

Jusqu'au ciel

 

 

 

CopyrightDepot.com, Gaby Ferréol, le 26/08/2009.

Certificat de déclaration de droits d'auteur n° 0004669.

 

 

 

 

 

photo Gaby F - Riec sur Belon - Le vieux chêne

photo Gaby F - Riec sur Belon - Le vieux chêne

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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 18:00

 

I

J'habite derrière chez moi

Un pays approximatif

A la verticale du tropique spleenétique

Y a-t-il quelqu'un pour m'aider à retrouver mon chemin

 

II

Chaque nuit, je cherche celui que j'aime

Longue la nuit

Trop longue

Avez-vous vu mon amour

Derrière l'horizon peut-être

Ou une autre nuit

 

III

Aucun ne me voit pâle et nue

Dans les ruelles grises

Y a-t-il quelqu'un qui veuille ressembler à mon amour

J'entends respirer le silence

 

"Sans titre 2" peinture numérique de Gaby Monnet-Ferréol

"Sans titre 2" peinture numérique de Gaby Monnet-Ferréol

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 17:13

 

 

Entre désordre et chaos

J’oscille, funambule fragile

Érosion de la mémoire ?

Ensevelissement ?

 

Sous l’œil de la lune

J’erre dans mes brouillards

Plainte ?

Absence ?

 

Moi vivante dans la mort des choses

Entre cris et rires

Jusqu’où cesser de se rappeler ?

 


"Le visiteur 4" peinture numérique de Gaby Monnet-Ferréol

"Le visiteur 4" peinture numérique de Gaby Monnet-Ferréol

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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 17:06

 

Aux premières lueurs du souffle,

j’ai su la perte de soi sans pouvoir la nommer

 

Silence hérissé d’écume

Miroitement du ciel

Illumination blanche

 

La main de l’enfance cache-cache avec les étoiles,

chavirement et puis…

 

Silence hérissé d’écume

Miroitement du ciel

Illumination blanche

 

La marée et sa galopée,

mes châteaux de sable n’en ont pas fini de prendre l’eau

 

Silence hérissé d’écume

Miroitement du ciel

Illumination blanche

 

Il est une part d’absence où j'erre,

étrangère en terre familière

 

Silence hérissé d’écume

Miroitement du ciel

Illumination blanche

 

Dans l’empreinte incisive du verbe,

je dessine la calligraphie du non-dit

 

 

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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 16:57

 

Oublier

la marque babylonienne au front des hordes soldatesques d’Ecbatane

Oublier

la photo d'un immeuble civil irakien dévasté par les bombes

parce que sur le toit un équipement militaire aurait été installé

 

Oublier

Oublier

Oublier

Je n'en ai rien vu de l’intolérable rendu à l'Histoire

 

Oublier

l’irradiation d'Hiroshima

les tueries de Luanda

les chars de la place Tian'anmen

les « Folles » de la place de Mai

et tant d’autres

et tant d’autres

 

Oublier

les villes pillées, saccagées

les femmes, les enfants affamés violés

les hommes torturés

 

Oublier

les membres brisés

les crânes fracassés

 

Oublier

la fureur

la peur

les cris

les plaintes

la colère

les larmes

 

Oublier

Oublier

Oublier

 

Devant la télé

avec mon plateau-repas

l’œil absent

l’oreille distraite

j’attends…

ce soir, il y a un bon film à la télé

 

 Avec le temps

Je m'abandonne à la banalisation de la cruauté

 

 

 

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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 18:35

     

 

Dans le bleuissement de l’horizon

la vie en partance

 

Nul cri ou murmure

Aller simple du souffle

 

J’ai allumé une bougie

Sans prière ou mélopée

 

Oscillant entre la fulgurance de l’absence

et la douleur de la déchirure.

 

 

Sous l’aile fleurie des souvenirs,

il me reste de toi le vide

à cueillir en gerbes souriantes.

 

 

 

 

(à la mémoire de ma mère, 5/11/1921 - 3/01/2011)

 

 

 

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 19:24

 

 « J’avais mis ce matin-là mon manteau rouge… C’était fini. Je suis restée longtemps immobile devant la porte. Ici, il n’y avait plus rien à espérer... alors je suis partie sans me retourner. Je me souviens de m’être dit que ce soir une fois la frontière passée, je serai seule. Je n'y avais pas repensé depuis aujourd'hui. »

 

« Moi, je n’étais plus très sûre d’avoir pris la bonne décision. Il était pourtant encore possible de faire machine arrière. Que si je partais, ce serait pour toujours. Mais que si je restais… Alors non, je n’avais pas d’autre choix. Aucun. Oui je suis contente de l'avoir fait. Mais parfois c'est un peu douloureux. Des regrets ?... Oh c'est sans importance. Ici, j'ai tout reconstruit... Alors qu'est-ce que j'aurais à regretter... »

 

« Quand je suis arrivée sur la place il faisait encore nuit... Je me suis assise sur un banc et j’ai attendu. J’avais beau savoir qu’ici je ne risquais plus rien : j’avais peur. Mais quand j’ai vu la lumière s’allumer enfin dans le bar où l’on m’avait dit me rendre, ma gorge s’est serrée, serrée. Je crois que j’ai pleuré et ri en même temps. Pour moi ça n'a été ni facile ni difficile mais douloureux. J'étais jeune bien-sûr mais je ne pouvais plus rester là-bas. Là-bas, j'ai vu partir ma famille, des voisins, des amis... aucun n’est revenu... Non, non je n’y retournerai pas. J’aurais trop peur ou trop mal. Et puis mon pays maintenant c'est ici. »

 

« Je voudrais ne plus me souvenir. Et puis c’est loin, tellement loin tout ça… Quand je suis arrivée ici, j’ai voulu tout oublier. Ne pas penser aux choses dures, pénibles. Mais… parfois la nuit… Vous savez, on ne peut jamais oublier tout ça. Jamais… Les images, les bruits, les odeurs, ça revient, ça revient. Je me réveille et… j’ai peur. »
 

 

« Je me souviens de la pluie qui mouillait mon visage. Que je regardais les vagues en me disant que je les retrouverais de l’autre côté. Que j’ai posé ma joue sur mes bras serrés contre ma poitrine et que j’ai fermé les yeux... Je ne pouvais plus regarder. C’était au-dessus de mes forces. Et puis le car est arrivé. Il a longé la mer pendant presque tout le voyage. Après j’ai entendu un bébé pleuré… C’est tout ce que je ramenais : ma fille. »

 

 

 

"L'exil" Peinture numérique de Gaby Monnet-Ferréol

"L'exil" Peinture numérique de Gaby Monnet-Ferréol

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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 10:42

 

Autour du Buisson ardent

ils ont écrit leur Histoire

de bouche en bouche.

 

De pierres calcinées en terres arides

où palpitent les fragments de leur vie,

ils ont traversé les siècles.

 

Passe le temps sous les arches abattues

Grandit l’olivier, verdoie la terre lumineuse

où bruissent les âmes des aïeux.

 

Sur les pentes douces des collines sacrées

où ondoient la Parole et le sang,

ils se sont reposés à l’ombre des figuiers.

 

Demain ils franchiront les hautes murailles

Atteindre l’escalier vertigineux

S’incliner devant le cœur du Temple de feu.

 

Au bout des chemins de l’exode

il est un Jardin des prodiges

où veille la mémoire des douze tribus.

 

Canaan, Babylone, Jérusalem, où était-ce

Dites-moi la Mer Noire et le Jourdain

L’alliance et la Maison de David.

 

"Le visiteur 3" peinture numérique de Gaby Monnet-Ferréol

"Le visiteur 3" peinture numérique de Gaby Monnet-Ferréol

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  • Gaby Monnet-Ferréol
  • Née en Tunisie, a vécu à Lyon. En 1996 s'installe en Bretagne. A Lyon, Adjointe de direction au Théâtre des Marronniers puis Codirectrice artistique du Théâtre Athanor. A Port-Louis, Codirectrice artistique de la Cie Athanor. Depuis 2004, se consacre à l'écriture & aux arts visuels.
  • Née en Tunisie, a vécu à Lyon. En 1996 s'installe en Bretagne. A Lyon, Adjointe de direction au Théâtre des Marronniers puis Codirectrice artistique du Théâtre Athanor. A Port-Louis, Codirectrice artistique de la Cie Athanor. Depuis 2004, se consacre à l'écriture & aux arts visuels.

"A l'ombre des fleurs de cerisier / il n'est plus / d'étrangers" Kobayashi Issa

A publié de la poésie.
A exposé des photos, peintures.
S'intéresse à la création contemporaine. 

 

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